17.11.2009

The Drones adhèrent

Au printemps dernier, un groupe australien, appelé The Drones, a provoqué chez moi une sorte d'impact inouï à retardement. 2 choses sont à l'origine du choc: leur concert, un dimanche soir de mai dernier, et une vidéo postée à droite et à gauche pour annoncer le dit-concert. Le recul et les écoutes répétées de Havilah, dernier album en date, me rappellent à chaque instant que ce groupe reste injustement méconnu dans nos contrées, et c'est bien dommage!

 

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Le concert: Alors qu'ils peuvent être hilares en regardant leur compère guitariste se démener avec un ampli en rade, et en tentant de manière imprévue de continuer le set en trio en attendant que le Twin Reverb récalcitrant soit remplacé, les compos du groupe ont pourtant une certaine tendance à faire froid dans le dos. Chansons habitées d'une froideur incandescente, les Drones sortent les tripes sur scène avec un Gareth Liddiard (chant/guitare) qu'on croirait sorti de la cuisse de Nick Cave. A cette figure paternelle, les Drones empruntent tout autant sa furie chaotique, son sens de la mise sous tension, les ambiances presque hitchcockiennes, ainsi que sa capacité à filer à l'auditeur des frissons de plaisir en plein milieu d'un chaos sonore. Cette ambivalence est accentuée sur scène par les comportements diamétralement opposés d'un Gareth Liddiard, charismatique et habité,  et d'un mutisme mutin de Fiona Kitschin, bassiste aussi belle que dangereuse mais tournant incessamment le dos au public.

La vidéo: River of tears, reprise de Kev Carmody, montre à quel point Les Drones savent faire monter la mayonnaise. Pesante dès les premières notes, la chanson monte en puissance, semblant ne jamais pouvoir être arrétée. "Amazing!" comme on dit...

Enjoy!

 

07.10.2009

"La santé c'est important"

J'ai toujours rêvé d'entamer une note par une citation empruntée à ma grand-mère... C'est chose faite!
Mamie si tu lis ce blog et que tu kiffes le proto-punk bruitiste new-yorkais (ce que je soupçonne fortement), cet article est pour toi, Big up!

health.jpgDans la jungle des concerts, inombrables au passage, que je fréquente, il y en a un qui m'a particulièrement secoué cette année: HEALTH. Je dois la découverte de ce groupe à mon impayable ami (bel et bien réel et non virtuel), Renaud, leader de Flou. (Vous aurez compris que cette note allait pallier le manque d'inspiration par des références constantes à des gens ou diverses choses qui me sont chers!).
En ce jour d'avril 2009, 4 garçons à l'allure de geeks, de brutes épaisses ou de gendres idéaux se pointent sur scène pour balancer un set purement noisy, sans fioritures ni temps morts, soutenu par un batteur aussi martial qu'effrayant, et un bassiste qui n'en est pas un (aura-t'il aligner 2 notes d'affilée? Je n'en suis pas certain, puisqu'il passa son temps à crier, balancer des larsens et se foutre à terre). Enfin bref, un concert sauvage, aux vagues mélodies noyées dans le bruit, jamais loin de l'esprit des pères My Bloody Valentine, mais dans un foutoir bien plus organisé et des rythmes qu'on pourrait parfois prendre pour du math-rock (ce terme m'écoeure, il me rappelle ma scolarité, Mr Dimacopoulos si tu me lis, vos cours de math de 2nde me reviennent en mémoire quand j'écoute Battles, Big up!).
Ce combo New-Yorkais, bien soutenu par Pitchfork, vient de sortir son 2e effort studio, appelé Get Color (un hommage aux Innocents certainement, Big up les Zinnos!). Dans la même veine que le premier (sobrement intitulé Health) le groupe délivre leur énérgie bruitiste à une allure démentielle. Mais voilà, sans le "visuel", il faut avouer que l'écoute de ces 2 albums dans leurs intégralités relève de l'exploit (hormis peut-être le titre Die Slow, sorti en simple préalablement à l'album, et l'excellent We are water)

Alors voilà, HEALTH traversera l'Europe pour une nouvelle tournée cet automne, en passant par la salle du De Kreun (Big up le De Kreun!) à Courtrai (B) le 27 octobre, soit le même soir que Clues (la note précédente si vous avez suivi...) qui jouent, eux, au Vooruit à Gant (B). Cruel dilemne qu'est le mien... Vous me direz, si j'habitais dans le Cantal, je n'aurais pas ce genre de problème, bien fait pour moi... Et vous avez raison. Big up le Cantal!

Enjoy! (il n'y a que le lien vers le 2nd album, j'ai un peu la flemme d'uploader le 1er... Désolé)

05.10.2009

En quête de preuves

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Tabernacle (comme on dit chez eux)! Cet album est une tuerie!
Quel album? Celui de Clues, quintet fondé à Montréal et signé chez Constellation (assurément label de qualité). Sorti en mai dernier, et sobrement intitulé Clues ce disque est en passe de rester totalement inaperçu, c'est un SCANDALE!
Et pourtant à chaque seconde, la musique que délivre Clues est impressionnante de beauté, de hargne, d'habileté et de prise de risques mélangées. Haarp qui ouvre l'album pose le décor à merveille. Un chant aérien entrecoupé de vagues sonores, puis une guitare coulée, et un final rageur: Clues vous a mis à leurs pieds. C'est à Cold War Kids que j'ai pensé en découvrant l'album: un même sens de la chanson qui tue tout en ne cédant jamais à la facilité et en insufflant une bonne dose d'expirimentations et de sorties des sentiers battus. L'album enchaine ensuite les perles bruitistes ou raffinées (Remember severed heads ou le tubesque Perfect fit). Le groupe s'en va même taquiner (timidement) la langue de Molière sur In The dream, à l'image d'Arcade Fire sur Une année sans lumière, extrait du monumental Funeral.

Ce sont les chansons les plus épiques de l'album qui auront eu raison de mes derniers doutes: Cave Mouth, Crows et surtout le gigantesque Ledmonton, hymnesque à souhait, que je ne cesse de chanter, scander, hurler à tue-tête en sautant partout dans mon modeste appart' tourquennois. Jusqu'à présent Stillness is the Move des Dirty Projectors tenait la corde pour remporter le titre tant convoité de "Chanson de l'année 2009" mais voilà: Ledmonton lui a sucé la roue et l'a sauté à l'approche de la ligne (pour les incultes, cette dernière phrase est une métaphore purement cyclistique)

Enjoy!

 

 

Parce que cette fois j'espère ne pas faire la prochaine note dans 6 mois, je vous dit à bientôt!

Oui je sais....

Et ben oui me revoilà!

Quoi de neuf? Pour moi, une coupe de cheveux, un frigo et pis c'est tout.
Bon j'avoue, il n'y a aucune raison valable pour avoir marqué un temps d'arrêt dans la rédaction de ce blog. C'est pourtant pas les sujets qui manquaient.... Du nouveau Mi and L'au (duo franco-finnois déjà chroniqué ici) à l'avénement des Dirty Projectors, en passant par le retour de mes adorés Kings of Convenience. Non vraiment j'aurais pu remontrer le bout de mon clavier plus tôt mais........ mais non! Ce ne sont pourtant pas les appels désepérés de la rue qui ont manqué. Des gens m'arrêtaient à même le trottoir me suppliant de délivrer de délicieux conseils, de leur réveler le sens profond du bon goût. Je pourrais à ce sujet rendre publics les nombreux mails de Julien Guillaume, fan parmi les fans, qui fût de loin le plus virulent!

Bon sans plus tarder: la suite!

20.05.2009

Pour occuper le postier

ironcurtaininnocence.jpgPuisque mon ami, mais néamoins pète-roustons, Beachboy me réclame de la lecture pour occuper ses 35h hebdo de présence au travail, je vais vous pondre une note qui n'en est pas une.

Voilà, il y a quelques mois, me balladant sur les blogs de mes collègues de forums, je découvre que l'ami myrrhman tient également son p'tit bloc-notes à lui, intitulé "Mes oreilles seront ton guide spirituel (ou pas)". Connaissant les goûts certains de cet homme, je navigue au milieu des articles déjà pondus et tombe en arrêt devant celui-ci. Troublé je suis. A la recherche du-dit album je pars. (Il s'agit de Iron Curtain Innocence par Bobb Trimble pour ceux qui ont eu la flemme de cliquer sur le lien...). En 1O minutes, l'album est sur mon ordi (Fuck Hadopi) et là c'est le choc!


Enjoy!

 

PS: la pochette fout les jetons mais faut pas s'y fier, ce qui se cache derrière est GRAND!