28.01.2009
Petit Paradis
Il y a des fois comme ça, je m'en veux. Je me dis en moi-même "Quoi??? Moi, le prescripteur de tendances, le pourfendeur de bouses, le justicier du bon goût, je suis passé à côté de ça sans même y prêter attention???????? Mais je suis une tanche!!!!" Et bien ami lecteur c'est certainement ce qui va se passer quand j'aurai apprivoisé le nouvel album de l'américaine Marissa Nadler, intitulé Little Hells. Et c'est déjà son 3e!
Je vous entends déjà me harceler de questions du style "Mais comment t'as fait? C'était pourtant immanquable" de la part de ceux qui connaissaient et "Où est-ce qu'on peut le trouver? Vas-y fais péter le lien!" venant de ceux qui, comme moi, survivait tant bien que mal sans connaitre la demoiselle. (As-tu remarquer, ami lecteur, comme je dissimule de mieux en mieux ma gentillesse et avec quelle habileté je te refile le moyen d'aller écouter ce fameux disque?). Et bien, je me suis interressé à la chose en croisant ce disque 2 fois aujourd'hui et 2 fois avec la mention "Disque de l'année 2009", le tout venant de gens fort respectables (au moins au niveau musical).
Et ce disque, comment est-t-il alors? Et bien difficile d'en être sûr après une seule et unique écoute, mais le timbre aérien de Marissa et ses compos abyssales et dépouillées placeront très certainement ce disque dans le peloton de tête des disques 2009 aux cotés du Barzin.
Enjoy!
Note pour Julien: ça pèse pas des masses (150 tout au plus à vue de nez) et le booking c'est Steven Thomassen (steven@toutpartout.be et www.toutpartout.be)
00:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : marissa nadler, little hells
26.01.2009
Quiet is the new loud!!
"Quiet is the new loud". Une phrase comme un manifeste, qui pourrait être le slogan de la république du bon goût qu'est ce blog. De Hop along, queen ansleis, en passant par Iron&Wine ou Mi and L'au, ce blog fait la part belle aux guerriers du calme.

Quiet is the new loud est le nom du premier album des norvégiens de Kings of convenience. Et pas de fausse promesse dans ce disque qui respire la tranquilité mais pas forcément la joie. Les paroles sont souvent douce-amères. La tristesse en habits de lumière. De I don't know what i can save you from (où le narrateur ne comprend pas pourquoi une ex l'appelle à l'aide après des années), au contemplatif Little Kids, on en se lasse pas un instant, malgré les voix plutôt transparentes et monocordes de nos 2 compères scandinaves. De si jolis bijoux de folk joués par deux types aux gueules de geek, j'aurais jamais cru. Mais je me suis trompé. Enfin, à moitié, car Erlend Øye, la moitié à lunettes du duo, installé depuis à Berlin, excelle egalement dans l'electro classieuse.
Et je suis bien embêté étant donné que Deezer est en rade et que imeem refuse de mettre des extraits de plus de 30 secondes, donc je dis sanction! Pour l'amour de la musique et pour que vous puissiez profiter des Kings of convenience: Hihihi!
Enjoy!
Even though I'll never need her,
even though she's only giving me pain,
I'll be on my knees to feed her,
spend a day to make her smile again
Even though I'll never need her,
even though she's only giving me pain
As the world is soft around her,
leaving me with nothing to disdain.
Even though I'm not her minder,
even though she doesn't want me around,
I am on my feet to find her,
to make sure that she is safe and sound.
Even though I'm not her minder,
even though she doesn't want me around,
I am on my feet to find her,
to make sure that she is safe from harm.
The sun sets on the war,
the day breaks and everything is new
From "Winning a battle, losing the war"
02:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kings of convenience, quiet is the new loud
25.01.2009
En toutes lettres
Comment ne pas y avoir pensé plus tôt??? Alors que chaque fois se pose la question du "de qui vais-je parler ce coup-ci?", et que la réponse met de plus en plus de temps à venir, aujourd'hui je me frappe le front avec véhémence, criant "Bon sang mais c'est bien sûr!!!! 31Knots!!!"
Car, ami lecteur, tu ne l'as peut-être pas remarqué, mais le Tshirt qu'arbore votre serviteur sur ce magnifique avatar, là, en haut à gauche, est un Tshirt 31Knots. L'idée était là, sous mon nez!

Encore un groupe que j'ai découvert sur le tard, avec l'album "Days and nights everything anywhere", leur 5e ou 6e album, sorti en 2007. Cet album est d'une incroyable richesse. Parfois expérimental et tordu, voire dérangeant comme sur Sanctify, parfois dans une veine plus "classique" avec le méga efficace Man Become Me (non tu ne rêves pas, je te l'offre, une fois encore) ou le somptueux Beauty qui ouvre l'album (le clip ici).
Et puis il y a ce triptyque incroyable: Everything in letters, The Days and Nights of Lust and Presumption et Immitation Flesh. J'ai mis un sacré bout de temps à me faire à l'idée que cette suite parfaite, n'était pas UNE chanson mais trois. Everything in Letters et son vibraphone hypnotique, The days and night abrupte et austère dont le larsen d'intro débute sur les dernières notes de vibraphone. Les power chords de guitare secs et hors tempo laissent l'auditeur basique que je suis, surpris et sans voix à chaque impact de décibels. Tellement surpris, que pensant recevoir une dernière décharge de six cordes, c'est toute l'artillerie de Immitation Flesh qui débarque. Le couple basse/batterie est époustouflant! Chaque break est une descente du coude dans ta face! Je kiffe!
Ce qui ne gâche rien, 31Knots sur scène, c'est de la bombe bébé (et ma chère et tendre eletine peut en témoigner!). Ce qui gache un peu c'est que 31Knots passera de nouveau sous nos lattitudes polaires le 22 février 2009, mais à l'Aéro, avec O'death. Beurk l'aéro!
Enjoy!
15:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 31knots, days and nights of everything anywhere
24.01.2009
Elle descend de la montagne (noire)
C'est quoi cette manie? Black Angels, Black Bomb A, Black Heart Procession, Black Keys, Black Kids, Black Lips, Black Mountain, Black Rebel Motorcycle Club, Black Sabbath, Black Strobe!!!! Ca suffit oui!!!! (Qui a dit "aprés tes black machin, y a pas Gérard BLANC?)
Anyway!
Tout ça pour vous parler de Black Mountain. groupe canadien porté sur le psyché (et le hard rock je crois...) et pour vous parler d'une chanson en particulier: "Tyrants". (Encore une fois, ami lecteur, si tu cliques sur la chanson, ça te la télécharge, et tu pourras écouter pendant que je te parle...)
Le groupe en quelques mots: groupe de 5 dont 2 au chant, un gros barbu et une frêle jeune fille à la voix chevrotante (étymologiquement ça vient bien de "chèvre", non?). 2 albums, l'excellent "Black mountain"(2005) et le dernier "In the future"(2008).
Tyrants est extrait de ce dernier album. Morceau central, épique et bien représentatif du Black Mountain style. En pas moins de 8min, tout y passe. Détail: ça commence par un bon riff bien lourd, clavier et batterie au taquet. Puis le calme. Une note de synthé bien grave, et cette batterie toute en finesse mais déjà menaçante. Petit à petit, ça monte, la voix de Stephen McBean entre en scène. Limpide. Puis re-coupure. Et là le flash! Mon Dieu, ils ont piqué le son de flute de Stairway to heaven!!!! Puis ça repart, mais cette fois-ci, la voix de Steph est doublée. Et là c'est le drame! Au début, j'avais pas fait gaffe, mais là, je n'entends plus que ça. On jurerait entendre Joëlle Mogensen du groupe Il était une fois.
Passons! La demoiselle fait son entrée, et le ton monte encore, le clavier invoque les esprits tourmentés de Genesis. L'apothéose approche. Nouvel acte, on ne sait plus vers quels saints se tourner. Saint Metallica ou Saint Pink Floyd. Mais ça n'est pas fini! oh le break! Ce "tatatata" de batterie. On sent que ça va péter! Et oui! L'APOTHEOSE!!!! Le GROS GROS riff de guitare qui répond à la batterie tonitruante!!!! Que c'est beau!!!!
Extase!!! Et hop un pseudo-final, sur un solo de guitare qui se termine en écho! Oh mon Dieu, ils ont plagié les Scorpions!
Le vrai final se fait avec un cocktail chèvre/flute du meilleur effet.
Pour conclure, ne croyez pas que je n'aime pas ce morceau, au contraire. Il est kiffant comme il faut! Et les albums aussi. Toujours entre deux ou trois eaux, psyché, folk, ou hard FM. Vraiment, j'aime beaucoup.
Enjoy!
16:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : black mountain, in the future, tyrants
My flower is beautiful
Derrière Cinematic Orchestra, un homme seul, enfin au départ, Jason Swinscoe. Alors employé chez Ninja tune, Jason se fait remarquer pour son travail sur divers projets tournant autour de la musique de film. C'est d'abord un label allemand qui approche le bonhomme. Mais Ninja Tune prends conscience à temps de la perle qui se tenait là, dans ses rangs. Sous le nom de Cinematic Orchestra, Jason sort 3 albums ("Motion", "Everyday" puis "Man with a Movie Camera") avant de publier LE chef d'oeuvre qu'est "Ma Fleur". Véritable condensé de beauté, Jason convie 3 voix hors du commun: la légende Fontella Bass, l'excellent Patrick Watson, ainsi que Lou Rhodes qui oeuvre au sein de Lamb. Voilà les ingrédients d'un cocktail qui distille des notes de jazz et d'electro avec un bonheur hors du commun. "Ma fleur" ferait passer n'importe quel disque pour une herbe de la plus vile espèce.
Enjoy!
00:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinematic orchestra, ma fleur
22.01.2009
La Pop nous a libéré!
"Pop has freed us!"
C'est de ce slogan qu'est né le nom de ce trio américain, Papas Fritas, à qui l'on doit l'album "Buildings and grounds", véritable chef d'oeuvre passé presque inaperçu à sa sortie, il y a déjà 9 ans. Cet album enfile les perles pop, les unes après les autres. Ici la simplicité est un sacerdoce, sans jamais rien enlever à la beauté des compositions. Les titres entreront dans vos têtes aussi vite qu'un petit bonhomme en mousse. Le titre "Way you walk", que vous pouvez télécharger légalement, est la perle parmi les perles. Pop song ultime qui alterne voix féminines et masculines, batterie toute mignonne, guitares et claviers tout en dentelles.
Malheureusement pour nous, le groupe a splitté en 2003, laissant 3 albums et un best-of, tous aussi recommandables les uns que les autres.
Enjoy!
02:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : papas fritas, buildings and grounds
20.01.2009
Note pour un amour absent
Ami(e),
Aujourd'hui est une note spéciale. Je vais te parler d'un album qui n'est pas encore sorti, donc d'un album que je ne peux pas te faire écouter avec deezer ou imeem. Je l'ai eu par des moyens que la morale française n'approuve pas. Mais pour toi, ami(e), je vais discrètement mettre le lien pour pouvoir avoir cet album, comme je l'ai eu. Oui, je prends des risques, mais c'est parce que je t'aime, et que je ne saurais vivre sans que tu écoutes ce disque. Donc sois attentif aux liens que je mettrai dans cet article. Mais promets-moi de te jeter dessus dès sa sortie en bac, hein!!!!
Bon voilà, j'y viens.
Aujourd'hui, je suis tombé raide dingue du 3e album de Barzin, appelé "Notes to an absent lover". Aprés avoir lu pas mal de critiques élogieuses concernant ses albums précédents, et voyant que ce 3e album commençait à suivre le même traitement, je me suis décidé à écouter à mon tour. Comment ne pas se laisser tenter, lorsque, pêle-mêle, on vous cite Mazzy Star, Great Lake Swimmer ou encore Low pour décrire l'univers de Barzin.
Aprés ma toute première, pas de doute: ils avaient raison. Cet album est une perle et je l'aime. Droit au coeur. Pas à gauche, pas à droite. Ni au dessus, ni en dessous. Non. En plein coeur.
Ami(e), ce soir je suis un héros. Je me vois déjà crier au juge: "Monsieur le président, je ne suis qu'amour, et tout ce que j'ai mis à disposition de mes lecteurs, c'est mon amour!!!"
Enjoy!
23:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : barzin, notes to an absent lover
This is the Kate
C'est l'histoire d'un marathon. Un soir. Des dizaines de folkeux se succèdent sur la scène du grand mix pour une soirée estampillée "nuit du folk". Au milieu des babos barbus, un petit duo se démarque: This is the kit.Elle, Kate Stables, et lui, Jesse Vernon, leader de Morning Star m'envoûtent totalement. Au milieu de la course que fût cette longue, très longue journée, leur set me fait l'impression d'un îlot paisible, un instant suspendu aux arpèges de guitares, un vrai cocon ouaté où l'on ne peut que s'abandonner corps et âmes.
La chance qui est la mienne a fait que nos routes se sont recroisées maintes et maintes fois depuis ce jour. Toujours avec un égal bonheur. Celui d'être priviligié et de pouvoir profiter en unique spectateur à certaines répétitions.
Malheureusement (enfin, tout est relatif!), je n'ai pas pu trouver sur le net les versions "album fait-maison" des chansons de This is the kit. Les versions sur le lecteur, sont issues de l'album "Krulle Bol" dans lequel les chansons ont été légérement étoffées.
Enjoy!
00:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : this is the kit, kate stables
18.01.2009
Barrie est Magique!
Ami(e)s fan de moi,
Le weekend est une invention machiavélique uniquement destinée à réduire l'espérance de vie de la population.
Face à ce complot mondial, une petite bombe qui recharge les batteries, et aide à repartir toujours plus fort chaque soir: Little Barrie.
Sorti en 2007, l'impeccable "Stand your ground" est le 2e album du combo anglais, mené par Barrie Cadogan. L'ami Barri possède déjà un CV bien fourni, ayant été guitariste sur les tournées de Primal Scream, Morrissey ou encore les toujours verts Saint-Etienne.
Avec cet album, on comprend mieux pourquoi ces pointures l'ont pris à leurs côtés. La guitare de Barrie se ballade tout en remuant son boule, parfois langoureusement ("Yeah We Know You"), parfois énergiquement ("Bailing out" qui ouvre magistralement l'album ou encore "Just Wanna Play" dont le petit gimmick d'intro est addictif à souhait). Little Barrie n'a pas loupé une séance de leurs cours de Soul à l'université du bon goût. Et ça se sent tant les compos du combo possèdent ce teint trés 60's.
Tout ça pour dire que j'aime beaucoup, et que ça fait bouger mes petites jambes maigrelettes.
Enjoy!
18:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : little barrie, stand your ground
16.01.2009
Heat me baby, one more time
Je commence à me rendre compte que ce blog, malgré sa courte existence, n'est pas très porté sur la gaudriole musicale. Anyway....
Aujourd'hui ne dérogera pas à la règle.
Aujourd'hui donc, jetons une oreille sur celui qui aura été un coup de coeur du printemps 2008: Vandaveer. Je crois même pouvoir dire que Vandaveer se classe 2e de mon top 1ère partie 2008, quelque part juste derrière Monroe est Morte...
Venu ouvrir le concert de Eagle*Seagull, en mai dernier au Grand Mix (qui, je le répète, est une excellente salle...), l'ami Mark Charles, accompagné pour l'occasion de Rose, m'avait laissé bouche bée, éclipsant totalement la prestation des canadiens d'E*S.
D'une beauté et d'une grâce sans pareilles, à l'image de ses chansons, Mark Charles avait su charmer un public clairsemé.. Non contents d'être d'excellents performers, le duo s'avéra également fort sympathique hors-scène. L'album "Grace&Speed" m'a d'ailleurs été gracieusement offert par l'excentrique Rose.
Il se dit dans le landerneau musical de la métropole Lilloise que Vandaveer pourrait refaire un passage sous nos latitudes. Ô Joie!
02:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vandaveer, grace & speed, mark charles

