24.02.2009

La petite vidéo qui te rappelle que "Putain c'était bien!"

Décomposé je suis. L'impression d'être passé près. De quoi je sais pas, mais en tout cas on en était pas loin. La grace? La perfection? L'orgasme? Le pourquoi du comment? Non vraiment hier, 31Knots à l'aéro c'était le panard. Incandescent. De Intuition Imperfected qui ouvrait (enfin si mes souvenirs sont bons) jusque Man Become Me en première fermeture de rideau, en passant par le monument Chain Reaction, tout était parfait. Les descentes de Joe dans le public bien plus jouissives que lors de leur passage à la Malterie en septembre dernier, puisque Joe ce jour-là était malade à crever et que la fournaise qui y régnait ne devait rien arranger. Cher lecteur. Je suis chamboulé. Rarement vu un groupe aussi bon, aussi beau à voir jouer, aussi impressionnant à entendre.

Alors c'est pas grand chose mais cette vidéo de Chain Reaction, pas à l'aéro mais au fin fond de l'Iowa, me fait du bien ce soir.

 

 

Au fait, 31Knots était en ouverture pour O'death. Du coup je serais bien incapable de vous donner le moindre avis sur leur prestation, même si j'ai tout vu, je n'ai rien retenu. Et pourtant c'est chouette sur scène. Mais pas après 31Knots.

18.02.2009

Le come back

Ellliot.jpgAmis lecteurs, veuillez accepter mes plus plates excuses pour cette absence prolongée. Mais voilà, j'ai un métier moi.....

Tout ça pour dire, qu'hier soir, le public clairsemé mais fervent qui a fait le déplacement au Grand Mix (salle ô combien jolie et chaleureuse) pour les nuit de l'alligator a pu découvrir un trio qui avait déjà fait mon bonheur sur disque: Elliott Brood. Et oui, Elliott Brood n'est pas un folkeux esseulé contant sa dernière rupture en utilisant la métaphore de l'arbuste poussant seul au milieu de la falaise de la vie, non, Elliott Brood est un trio canadien de country burnée, qui n'est pas sans rappeler le combo New-Yorkais O'Death. D'ailleurs, en discutant avec Stephen, le batteur du groupe, et alors que je lui fit remarquer cette analogie, il m'apprit que les deux groupes partageaient régulièrement l'affiche lors de leurs tournées européennes en cours.
Elliott Brood nous a livré hier un set à l'image de l'album Mountain Meadows, péchu, sautillant et généreux, avec un final tubesque, comprenant l'imparable Write It All Down for You et ses hey,hey,hey! à reprendre à tue-tête (ce que le public n'a pas fait, dommage....). Un peu moins d'une heure de concert qui aurait pu pâlir de la prestation du fils caché de Jon Spencer et de Little Richard,  j'ai nommé  Jim Jones Revue. Mais au final malgré le set à l'énérgie de ces derniers, ce sont les compos très "redneck" des canadiens qui ont remporté mes suffrages.
Toujours d'après Stephen, mon ami batteur, Elliott Brood, serait (info à prendre avec des pincettes...) de passage à l'aéro (la salle moche et froide) ce dimanche avec les O'death et 31Knots.

Enjoy!

10.02.2009

Prodigy must die

prodigyinvaders.gifFranchement, ce soir je n'étouffais pas sous l'envie de vous écrire. Et pourtant en écoutant les premières notes du nouveau Prodigy à sortir le 23/02, je n'ai pu résister.
Dès les premières secondes de la chanson titre qui ouvre cet album, on sent que c'est mal barré. Un peu comme Poulidor au départ d'un tour de France, le mec il sait qu'il ne gagnera pas, c'est comme ça, mais il y va quand même, c'est Poulidor merde!

Prodigy c'est pareil, on sait bien que c'est foireux mais ils ont leurs montées du Ventoux, où ils nous font vibrer comme jamais (genre Smack my bitch up ou Firestarter), et pourtant le lendemain ils se taulent dans le contre-la-montre de Cholet parce qu'ils ont tout donné dans le Ventoux justement (cf leurs autres titres). Cet album ne manque pas de belles influences, de Not Real Presence (inoubliable Chiki Chika) à 2 Unlimited (notamment sur le titre Warriors dance où j'ai cru un instant à un featuring surprise). Non vraiment, tous les ingrédients étaient réunis pour nous sortir un caviar, mais non Prodigy nous sort une daube. Remarque une daube, un jour de pluie glaciale c'est pas mauvais... En même temps, y des bouts de l'album à sauver, genre Run with the wolves qui, au final, est un poil au dessus du lot. D'ailleurs la fin de l'album (les 4 dernières en gros) est potable. Une sorte d'étape des Champs-Elysées terminée avec panache et avec un coup de pédale de baroudeurs comme on les aime...
Finalement, cette note a du bon, sans elle je n'aurais jamais connu le nom des créateurs de Chika Chika.

Enjoy quand même!

09.02.2009

A la vie, Alamo

Black_Cat_John_Brown.jpgCe fût la surprise de ce mois de janvier 2007 lorsque, alors sur Paris pour quelques semaines, je me décidais à passer les portes de la maroquinerie, cette excellente salle de la capitale. Le programme n'était pas très chargé en ce début d'année, mais un nom m'attirait: les hollandais de Alamo Race track. Je savais peu de choses de ce groupe mais quelques personnes bien informées m'en avait fait les louanges. Et je ne fûs pas déçu du voyage. Batteur bien délirant, simpliste et efficace, un bassiste/chanteur à la voix angélique, et un chanteur/guitariste à la baguette, et bien perché comme il faut. Le set fût intense et mené tête baissée. Trop bon!
Après une telle rencontre, l'achat de l'album paraissait indispensable et là, même claque. Des mélodies aériennes pour des pop songs racées et taillées pour rester plantées dans votre crânes pendant des plombes. De Black cat John Brown, et ses choeurs fantasques, jusqu'au méga tubesque Northern Territory, dont la version "Concert à emporter" est à tomber, en passant par le très Kinksien Kiss me bar non vraiment cet album est propre, net et sans bavure. A l'image également du magnifique On the beach, sautillant et imparable.
Je serai bien incapable de vous dire si le combo néerlandais a prévu de donner une suite à cet album déjà vieux de presque 3 ans. Perso, je serai pas contre! A noter également, la vidéo de leur concert au paradisio à Amsterdam (à domicile quoi!) est dispo sur fabchannel, ici

Enjoy!

 


Black Cat John Brown

02.02.2009

Ouvrir l'oeil et le bon!

d92227080a1e16101c718311ed47c3d2.jpgIl est des jours propices aux divagations de l'âme et à la mélancolie. Nous y sommes camarades. En plein. La neige, le mois de février, la défaite des Arizona Cardinals au superbowl. Non vraiment, pas la joie. C'est dans ces moments là que certains disques vous accompagnent pour ne pas sombrer. Ils ont beau être sombres et vertigineux, ce sont eux qui vous font sentir vivant.
Il y a 3 ans je découvrais Matt Elliott et son folk balkanique pas très joyeux, et j'apprenais par ce même Matt Elliott l'existence de Third Eye Foundation. Je n'y ai pas prêté attention tout de suite, peut-être refroidi par ce nom très "Asian Dub Foundation" de mauvaise augure. Quelques mois plus tard, par hasard, je tombe sur un album, Little Lost Soul de 3EF (diminutif ô combien "je me la pète" de Third eye foundation) dans la discothèque de ma chère et tendre. Ami lecteur, je ne te raconte pas le choc. L'impression de découvrir un paysage désolé, en ruine, où le feu n'est pas encore éteint, un disque post-apocalyptique, sombre et froid, mécanique et aléatoire. La voix des gens qui vivaient là résonne encore entre deux batiments effondrés. Ce disque je ne l'emmènerai pas sur une île deserte. Non. Ce serait le disque à garder sous le coude si un jour les hommes se mettent à se bouffer entre eux, ou si je débarque sur la planète des singes. Flippant je vous dit! Mais bon, il y a également dans cet album des plages plus rêveuses, moins pesantes.Comme Lost, et sa musique lue en arrière, son chant agonisant et ses 3 dernières minutes les plus stressantes de l'histoire de la musique. C'est beau. I've seen the light and it is dark!

Enjoy!


Third eye foundation

 

En cadeau, je file même l'album précédent You guys, kill me

01.02.2009

Désolé je trouve pas de titre

l_98818ed66264b9d9eb3233400a218d90.gifOui je sais je vous ai manqué. C'est réciproque.
L'attente n'aura pas été vaine. Car je vais vous parler d'un album qui avait mystérieusement disparu de mes souvenirs. Et pourtant Dieu seul sait que cet album est un must.Il est donc question de Peter and The Wolf, aka Red Hunter, et son Ivori Palms, sorti en 2007. Enregistré à l'arrache, comme pour garder la pureté et la spontanéité des compositions, The Ivory Palms est un bijou authentique qui, à l'image de la pochette, sent l'artisanat poussiéreux et l'isolement total. Les voix vous prennent à la gorge, à l'image de Ghosts Sandals, lancinant et bluesy, avec sa chorale d'enterrement, ou The Traveler And The County Boys, chanson qui parait séculaire. Véritable ovni dans ce disque, Better days, et son coup de caisse claire qui vous sort de votre douce torpeur, passe pour une chanson pop au milieu de ce paysage champêtre. On imagine d'ailleurs aisément l'ami Red être à la place du personnage de la pochette, dans un décor d'un autre age, une vieille machine à écrire avec laquelle il rame pour répondre à ses friends sur myspace, et le tandem clope/vieille poire 20 ans d'age, pour mettre du coeur à l'ouvrage et garder la ligne vocale. Un album qui ne vieillira jamais, tellement qu'il est déjà vieux à sa sortie....

 

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