27.03.2009
Tuerie #1
Pas le temps de faire de petite review, mais juste pour dire que ce qui suit est une tuerie totale! Une voix à la Patrick Watson, des compos à tomber, tout ce qu'il faut pour taper en plein dans le mille de mon p'tit coeur. Je sais pas grand chose sur ce disque, sauf qu'il fait la couv' de l'excellent mag gratuit Rifraf et que certaines personnes aux gouts plus que certains me l'ont chaudement recommandé.

00:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tuerie
25.03.2009
Mon album à emporter sur une île deserte
S'il n'en fallait qu'un, ce serait celui-là. Et ça ne fait pas l'ombre d'un doute.
L'album Over the Sun de l'américaine Shannon Wright reste LA claque musicale la plus violente jamais reçue. Et le premier choc eu lieu sur la scène du Grand Mix le 26 avril 2004, lors d'une édition des Femmes s'en mêlent dont Feist était headliner. Planté à quelques mètres de Shannon, n'ayant jamais entendu quoique ce soit sur la demoiselle, je découvrais ébahi des chansons bruts, à fleur de peau. J'étais comme hypnotisé par son comportement érratique, déstabilisant, et sans retenue. La rage faite femme. Derrière sa Jaguar, les yeux dissimulés par sa frange, l'américaine scande ses hymnes tristes comme You'll be the death ou virulents à l'instar de With Closed eyes. Mais quand Shannon s'assoit derrière son Wurlitzer, sa voix se fait friable, à la fois triste et tendue, toujours sur le fil du rasoir. Avalanches autant que throw a blanket over the sun arracheraient des larmes à des croques-morts Ses chansons vous prennent aux tripes, vous attrapent et, croyez moi, ne vous lacheront pas de sitôt.
J'ai acheté Over the sun ce soir-là et l'album possède ce même son abrupte et sans concession que l'américaine délivre sur scène. Forcément, avec Albini aux manettes, fallait pas s'attendre à autre chose... La batterie martyrisée par Christina Files est là aussi, pesante.Pas de fioritures, c'est du direct dans ta face, Shannon en a gros sur la patate et tient à le faire savoir. De toute sa discographie, cet album est le plus âpre, ("désenchanté" me souffle Mylène F.)

Depuis, Shannon Wright a sorti 2 albums. Le premier en collaboration avec Yann Tiersen, tout beau tout triste et son dernier en date Let In the Light bien plus apaisé mais toujours aussi gracieux. Aux dernières nouvelles, et de source sûre of course, Shannon avait pensé racrocher mais poussée par son entourage (amis, labels...) elle retravaillerait sur un nouvel album. Ouf!
Pour l'uppercut dans ta tête, c'est là
02:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : shannon wright, over the sun
17.03.2009
Archie fan!
Dans la série "attendus de pied ferme", les anglais de Archie Bronson Outfit sont en tête de liste. Sorti en 2006, leur dernier opus en date, intitulé "Derdang, Derdang" était une véritable bombe atomique de blues psychédélique. La voix sur le fil du rasoir de Sam Windett, ou les rythmes martiaux et entêtants de Mark Cleveland rendent cet album jouissivement addictif. Cherry Lips, entrée en matière aussi délicate et raffinée qu'une réplique de Chuck "Walker" Norris, plante un décor qui ne changera guère qu'en toute fin de disque. Chanson après chanson, on a cette délicate impression de rouler à 250 à l'heure sur une départementale du Nevada, cheveux au vent et les pieds en éventail sur le tableau de bord de la chevrolet, en somme de vivre dans Death Proof de Tarentino.
J'ajouterai également que leur réputation scénique est bouillante, et que je les ai déjà loupés 2 fois: 2 fois de trop...
Alors quand vous lisez sur leur site depuis juillet que leur album prend forme et qu'il arrivera très vite (voir ici), vous comprendrez que je commence à m'impatienter.
Bon allez, je me suis pas trop décarcassé pour cette note donc cadeau: les deux albums. Ha ha!
Enjoy!
01:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : archie bronson outfit, derdang derdang, fur
11.03.2009
My American Dream
Alors qu'aujourd'hui j'ai parfois du mal à me souvenir de tous les groupes que j'ai pu voir ou apercevoir sur scène, je me remémore souvent ma toute première fois, mon tout premier groupe en live. Mars 97 et un Zénith de Montpellier bondé pour voir Noir Désir. En ouverture, un groupe qui reviendra invariablement squatter mes oreilles: 16 Horsepower et son leader David Eugene Edwards. Pour mes oreilles vertes et fraîches, les sons vintages nourris au folklore de l'amérique profonde semblent totalement éloignés du "Rock" mais voilà l'ami DEE me prouvera ce jour là tout le contraire. Mais c'est sans doute nos rencontres suivantes qui seront les plus marquantes. De ce jour glacial de novembre 98, lorsque j'ai commencé à prendre la mesure du Monsieur passant le concert au plus près, jusqu'aux plaines de Dour, où malgré les mètres supplémentaires qui nous séparaient, DEE ne m'a jamais paru aussi immense, qu'il soit derrière sa guitare, son banjo ou son bandonéon ( "et la trompette?" avait d'ailleurs gueulé un type que je conchie pour cela lors du concert en ouverture de ND ).
La musique de 16HP est multiple et ne ressemble à aucune autre. On pense quand même à Nick Cave pour le coté crooner/prêcheur de son frontman, aux Violent femmes pour le coté folk nourri (pourri?) à l'énérgie punk du Gun Club, jusqu'à Joy Division pour la voix abyssale (cf. la reprise édifiante de Day of the Lords sur l'album live Hoarse ou encore Heart & Soul dernier morceau joué en public par le groupe, vidéo ici). 16Horsepower transpire la moiteur du blues du bayou (Low Estate sur l'album éponyme), sent le cierge des églises de la Bible Belt (monumental American Wheeze sur Sackcloth'n'ashes), pue le whisky de contrebande des rades malfamés comme on en voit dans les westerns (My narrow mind sur Low Estate). On est d'ailleurs étonné de retrouver derrière ce son So Redneck, deux frenchies vus auparavant aux cotés de Théo Hakola.
Parmi la discographie du combo je conseille avec ferveur les 2 premiers albums, Sackcloth'n'ashes et Low Estate.
Aujourd'hui, 16Horsepower n'est plus (regrets éternels). 16HP est mort, vive Woven Hand, nouveau projet de l'ami Edwards.
Toujours aussi habité mais dans une veine bien moins americana, DEE reste sur scène un géant qui semble scander chaque chanson comme une prière bien à lui.
Je vous laisse imaginer l'excitation qui est la mienne à l'idée de le revoir à l'endroit où j'ai vu 16HP pour la 4e et dernière fois, à savoir au Grand Mix.
02:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 16 horsepower, sackcloth'n'ashes, low estate, olden, hoarse, folklore, woven hand, grand mix, david eugene edwards
02.03.2009
Voyage Astral
Il y a des disques comme ça qui sont immanquables. Il y a plus de 40 ans sortait Astral Weeks, premier véritable album solo de Van Morrison. 8 chansons à couper le souffle, follement libres, menées par la voix rocailleuse de l'iralndais. Dans le Dictionnaire du Rock de Michka Assayas (Véritable bible pour votre serviteur), cet album trône au sommet de la liste des albums "à posséder absolument" aux cotés du Five leaves left de Nick Drake ou du Goodbye and Hello de Tim Buckley.De la folie entre jazz et folk, où la contrebasse de Richard Davis vous marquera à jamais. Beside You vous déchirera le coeur, Sweet thing et The Way Young Lovers Do (toutes deux reprises par l'ami Jeff Buckley lors de ses sessions au Sin-é à New York) vous feront cotoyer les hirondelles dans le ciel de Dublin, Madame George deviendra votre nouveau doudou musical les soirs de déprime.
Je vous laisse imaginer mon effroi lorsque je vis passer la pochette d'un album live d'Astral Weeks, joué presque 40 ans après sur la scène du Hollywood Bowl. A quoi s'attendre? Comment pourrait-il faire renaitre la magie que l'on sent spontanée voire improvisée dans les versions d'origine? Verdict: l'illusion ne prend pas, si les morceaux sont joués parfois presque à la note près, la voix de Van a pris un coup de vieux, et tout est bien trop lisse. Mais bon, le tout reste agréable à écouter mais pas beaucoup plus. Tout juste bon à vous rappeler à quel point l'Astral Weeks de 1968 est un monument, un instantanné de grâce, un concentré de cette liberté d'esprit qui pouvait régner à cette période bénie. Non vraiment jetez-vous sur le vrai (ainsi que sur les 2 autres "classiques" dont j'ai généreusement collé les liens dans cet article).
Enjoy!
02:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : van morrison, astral weeks, live at hollywood bowl

