28.04.2009
Norwegian Mood
Dans quelques jours, nous aurons vécu le tiers de l'année 2009. Il est l'heure de faire un premier bilan. Loin de moi l'idée de vous refourguer un top5 ou même un top3. Non. On verra ça sur la longueur. Par contre je peux vous dire qui est mon NUMBER ONE, ou plutôt mon number Øye:
L'album Rules de la bande à Erlend Øye est remarquable, tout en finesse, en smoothitude, vintage et moderne, entrainant sans être agressif, comme un cours de Step sur de la musique de Ravi Shankar. The Whitest Boy Alive est l'alchimie parfaite entre le Erlend Øye DJ et remixeur de génie et le Erland Øye chanteur de folk lacrimal et aérien. D'ailleurs, l'atmosphère de ce disque me rappelle souvent le Remind me des Röyksopp dans laquelle la voix de Øye faisait des merveilles.
Qu'est ce qui fait que cet album surpasse tous les autres? Aucune idée, je l'avoue. C'est un tout qui ne tient à rien. Pas révolutionnaire pour 2 sous, simple, et sans fioritures, cet album est juste humble, sincère, et plaisant, de ceux qui vous envoient sur une autre planète en deux mesures. Une planète où les années 80 ne serait jamais devenues ringardes, où bouger ses petites fesses en rythme serait une religion, où le soleil serait une boule à facettes.
Bon à vrai dire je ne sais pas à quoi est dûe cette première place. La période un poil morose qui fait qu'un album 100%smile est une bouffée d'oxygène? La voix d'Erlend qui a toujours su me toucher en plein dans le mille avec les Kings of Convenience?
Une chose est certaine mon ami Mouf sera 100% d'accord avec moi, lui qui déclarait que "2009 serait l'année Erlend Oye"
03:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : the whitest boy alive, rules
11.04.2009
Bêtes et méchants
Un Charley qui se met à courir. Et Paf! Un grand coup dans ta face, puis un taré qui se met à hurler. Voilà les premières secondes de McLuskydo Dallas , véritable bombe, des trois gallois de Mclusky. 35 minutes d'une sorte de power pop garantie 100% sans finesse, pied au plancher et les moustiques entre les dents. Lightsabre Coksucking blues ouvre la voie royale d'un rock nihiliste et burné qui culminera avec l'énormissime To hell with good intentions, et son refrain sans détour: And we're all going straight to hell. Pas faux...
L'autre sommet s'appelle Alan is a cowboy killer, d'allure pop et gentillette mais terriblement malade.
L'album suivant n'est pas en reste. Bien que je le connaisse moins, The difference between me and you is that i'm not on fire contient son lot de pépites: Without msg i am nothing et surtout le très schizo Slay!
Malheureusement le groupe a splitté en 2005, mais, ô surprise, il est réapparu remodelé sous le nom de Future of the left livrant l'album Curses en 2007, toujours dans la veine pop-punk benêt de Mclusky.
Pour une vue d'ensemble de la carrière de McLusky, un best-of est disponible, intitulé Mcluskyism.
Pour le "enjoy!" traditionnel (puisque tous les liens vers les albums sont déjà dans le texte), une petite vidéo de FOTL au SXSW d'Austin, TX. (J'ai toujours revé de faire une phrase comme celle-ci...)
23:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mclusky, mclusky do dallas, the difference between me and you is that i'm not on fire
05.04.2009
Sang d'encre
Il est des albums qui vous filent la chair de poule, qui vous renversent la tête et vous marquent à jamais, les écouter est une épreuve, une bataille de chaque instant, de chaque note. Flux du Franco-Normand Encre est de ceux-là. Derrière Encre se cache Yann Tambour, également remarquable sous le nom de Thee, Stranded Horse, dont l'album Churning Strides fera l'objet d'une prochaine note. Sorti en 2004, Flux emprunte des chemins sombres et tortueux, l'ambiance est pesante, l'air vicié, les paroles à peine murmurées. Je retrouve parfois les boucles mélancoliques et aériennes qu'on peut croiser chez Third eye Foundation (L'ami Tambour est d'ailleurs pote avec Matt Elliott de 3EF), ou les complaintes tordues de Diabologum. Que ce soit Us et son violon dissonant ou Galant et ses "Explicit Lyrics", le temps est suspendu, l'homme au bord du gouffre. Je vous le dit tout net, cet album ne respire pas la joie de vivre et ça n'est pas pour me déplaire. Sèves dont l'intro en piano solo glace le sang et ne présage en rien le désordre qui va suivre: un final tout en boucles aquatique, et l'enchainement avec la basse lourde de Missive bis.
Jamais aucun soupir n'aura été aussi criant.
J'en profite pour signaler que Yann Tambour, sous le nom de Thee, Stranded Horse, sera en 1ère partie de Woven Hand au Grand Mix, le 8 mai. Deux de mes héros musicaux sur la même scène le même soir, ça ne se rate pas. Il jouera également au Drugstore (ma 2nde maison), à Lille rue Royale le 14 mai dans le cadre des Folkadhoc session.
16:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : encre, flux

