21.12.2009

Top Albums

Roulements de tambour!!!! Vous l'attendiez tous avec impatience... Les gens m'arrêtaient dans la rue pour me supplier de leur dévoiler au moins quelques noms de ce top qui va, sans aucun doute, changer votre vie morne et sans intêret.

 

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Nous y sommes, toujours dans une "sorte" de désordre:

 

1) BarzinNotes to an absent lover

Quand, dans le titre qui ouvre cet album, Barzin chante "Nobody told me forgetting could be so hard", ils ne croient pas si bien dire: il va être très très difficile d'oublier un album aussi parfait et envoûtant de bout en bout. Enfin un album à la hauteur du "So Tonight I might See" de Mazzy Star.


2) CluesClues

Tout aussi canadien que Barzin, Clues a sorti en 2009 son premier galop d'essai: un coup de maître ni plus ni moins. A la fois pop et tordu, tendu et raffiné, ils risquent forts d'être les numéros 1 du top concerts 2010, à l'occasion de leur prochaine tournée qui sillonnera l'europe.


3) The Whitest Boy AliveRules

Qui aurait pu penser que 4 nerds qu'on aurait plus cru abonné à la sacro-sainte chaise lors des surboums d'ados puissent un jour sortir le disque le plus dansant de l'année. Loin des canons electro habituels, Erlend Øye et ses compères berlinois réalisent un albums d'artisans du dance floor, précis et implacable.


4) Dirty ProjectorsBitte Orca

Propulsés stars de l'année 2009 dans la catégorie "Rock indé branchouille dont tout le monde parle", les Dirty Projectors ne déméritent pas. Moins rêche et plus léché que ses prédécesseurs, Bitte Orca allie le coté "tordu et exigent" avec un nouveau coté "pop bien foutue".


5) Vic ChesnuttAt The Cut (password: nodata.tv)

Petit frère du "North Star Deserter" de 2007, At The Cut reprend les mêmes (Les canadiens bizarres du Silver Mt Zion et Picciotto de Fugazi...) et remet ça. Un album sensible, fort et dépouillé.

 

6) HEALTHGet Color

Les 5 premières secondes de Get Color donne le ton d'emblée: des compos bruitistes pied au plancher! Fascinant et dérangeant.

 

7) Bill CalahanSometimes I wish We were an eagle

Le joyau "folk déprimant" de 2009. Voix de velours et chansons au millimètre au programme de ce disque à posséder absolument!

 

8) Louis AguilarOld Man Poems

L'inconnu au bataillon du top. Du haut de ses 19 ans, l'ami Louis a déjà tout absorbé du folk de ces 50 dernières années. Avec ce Old man Poems, il se pose parfaitement entre le folk ancestral des pionniers (Woody Guthrie ou Dylan), l'anti-folk branleur New Yorkais et les neo-babas à la Devendra. Si cet album ne révolutionne pas le folk, il en capte l'essence même et le retranscris dans cette anthologie écrite de main de maître.


9) Mansfield-TYASeuls au bout de 23 secondes

C'est exceptionnel mais il y a un second album made in France dans ce top. Car l'album des nantaises de Mansfield-TYA est une véritable surprise, et une très bonne. Sincères et attachantes, les compos malades de ce disque vous agrippent et ne vous lâche plus. A la sortie de l'écoute de cet album, vous aussi, vous crierez à tue-tête Je ne rêve plus, je ne fais que pleurer comme une malade mentale qu'on aurait pas soignée.

 

10) Patrick WatsonWooden Arms

Pour une raison que j'ignore, de Patrick Watson, je garde en tête l'image d'un musicien honnête et sincère mais tout juste bon à squatter le ventre mou de mes tops. Et pourtant, il est là, car en bon ciseleur de mélodies, en bon éleveur de chansons, Watson sait comment faire pour ancrer ses ritournelles dans votre tête et vous faire revenir inlassablement vers ses disques. Wooden Arms ne déroge pas à la règle.

 

11) DM StithHeavy Ghost

Dans un registre pas si éloigné de celui de Patrick Watson, DM Stith a livré cette année de délicieux album, profond et intriguant.


12) Kings of ConvenienceDeclaration of Dependance

Ai-je seulement écouté et apprécié sérieusement cet album? Pas sûr. Ni nouveautés ni surprises, juste le bonheur intact de retrouver nos orfèvres norvégiens.


13) Future of the LeftTravels with Myself and Another

Un album de Future Of The Left c'est comme un jouet fabriqué en Chine, c'est drôle au début mais ça laisse des traces après... Mes crétins préférés ont encore frappé! Et n'oubliez jamais: You Need Satan More Than He Needs You!

 

14) Danger Mouse & SparklehorseDark Night of the Soul

Quand 2 pointures s'assemblent, qu'est-ce qu'il en sort? Un album de grande classe (Attention, ça ne marche pas à tous les coups: pensez à Felix Gray et Barbelivien par exemple...). Invitant à leur grand banquet, d'autres amis "pointures", genre Vic Chesnutt, Iggy Pop, Franck Black, Jason Lytle (Grandaddy), Julian Casablancas (The Strokes) ou encore Nina Persson (Cardigans et compagne de Mark Linkous), ils réussissent ici à sortir un album cohérent et de haute volée.


15) V/A Dark was the Night

Véritable "Who's who" de la scène indé, cette compil' pour une bonne cause (j'ai honte j'ai piraté ce disque...) est un must. Entre autres perles de ce double album, le "You are the blood" de Sufjan Stevens en est l'épique sommet.

 

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PS: je tiens à vous faire part d'une découverte majeure faite lors de la rédaction de cette note. Je viens de passer mon année à parler de Erlend Øye, et je passais mon temps à faire un copier/coller pour écrire son nom. Et bien désormais c'est terminé: Alt+0216 pour le "Ø" et Alt+0248 pour "ø".
Ne me remerciez pas...

 

17.12.2009

Top Chansons

Deuxième et avant-dernier volet des bilans de fin d'année, le top Chansons:

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Dans le désordre:

1) Danger Mouse & Sparklehorse Little Girl (feat. Julian Casablancas), extrait de Dark Night Of the Soul

Le raffinement n'a pas toujours été le fort du Sieur Casablancas au volant du combo New-Yorkais The Strokes. Mais ici, avec Danger Mouse et Mark Linkous à la manoeuvre, on assiste à la naissance d'un véritable joyau de pop d'une efficacité terrible. Une guitare maigrelette et sautillante, un Julian qui fait dans la sobrieté et le tour est joué...

 

2) The Whitest Boy Alive Courage, extrait de Rules

LA chanson pour bouger vos petits culs! Et oui la chanson electro de l'année est garantie 100% faite main! Si l'album Rules contient autant de tubes que de pistes, Courage en est le sommet! Petit beat mou du gland (j'aime beaucoup cette formule...), guitare chaloupée, Rhodes nonchalant et hop, inexplicablement vos pieds se mettent à bouger tout seul et votre boule à remuer sans fin. Merci Erlend Øye. Erlend is GOD 2009!

 

3) HEALTH Die Slow, extrait de Get Color

3'00 de noise surpuissante, de sons torturés, de voix plaintives et marmonées. Du grand Art.

 

4) Dirty Projectors Stillness is the move, extrait de Bitte Orca

Chez Dirty Projectors, jusqu'alors c'est Monsieur qui tenait le micro (Dave Longstreth de son petit nom). Sur Bitte Orca, le fan que je suis, découvre avec surprise que les filles (Amber et Angel) lui volent la vedette sur plusieurs titres dont ce Stillness is the move qui sonne comme une bombe R&B africanisante. Le clip vaut son pesant de cacahouètes si vous aimez les lamas en liberté et les danses médiévales.

 

5) Mansfield-TYA Dé-programmé, extrait Seuls au bout de 23 secondes

Vous ai-je dit que les chansons en français, c'était pas ma came? (spéciale dédicace à Carla au passage...). Ben oui mais voilà, ce Dé-programmé par Mansfield-TYA m'a touché en plein coeur. Une phrase, une seule "J'aurais aimé que tu mettes des coups de poing dans les murs" répétées crescendo dans un brouhaha de guitare/batterie à l'urgence tout en contraste avec les notes de piano qui saupoudrent le morceaux du début à la fin. Vertigineux.

 

6) Vic Chesnutt Coward, extrait de At The Cut

Morceau d'ouverture de At the Cut, cette chanson crève-coeur possède une puissance et une fragilité incroyable. Poussé par un backing band de folie, notre folkeux à roulettes préféré susurre, crie, gratouille, lance des incantations pour le salut des lâches... Magistral et indispensable.

 

7) Barzin Queen Jane, extrait de Notes To an Absent Lover

Comme pour The Whitest Boy Alive, j'aurais pu inonder ce top Chansons des titres de Barzin, mais non: il n'en fallait qu'un. Aérienne et rêveuse, cette chanson vous enveloppe de son éclat ouaté et vous fait atteindre le 7e ciel avec quelques notes d'harmonica..

 

8) Clues Ledmonton, extrait de Clues

LA bombe de 2009. Ca commence comme une chanson guitare/voix à la con, part en chanson pop un peu pressée et foutraque  et puis......... BIM! dans ta face à grand coup de lalala de stades.... Grandiose!

 

9) Soap&Skin DDMMYYYY, extrait de Lovetune For Vacuum

Alors que je bronzais tranquillement du coté de Frontignan-Plage cet été, iPod vissé aux oreilles et album de Soap&Skin caressant doucement mon ouïe, je fus tiré de mon demi-sommeil ensoleillé par ce titre electro torturé et lancinant, blotti à la fin du disque de l'autrichienne. Stupeur! C'est beau comme un coucher de soleil sur la grande bleue mais en plus noir quand même... 

 

10) Patrick Watson Tracy's Water, extrait de Wooden Arms

J'apprécie beaucoup Patrick Watson. Pas l'amour fou, mais j'aime bien. Sur cette chanson, Patrick a trouvé le petit ingrédient qui m'a fait craquer: trois cloches à la con, qui résonnent sans cesse, et même pas juste. Un petit détail bancal dans des chansons au millimètre. Trois cloches et hop dans mon top2009, comme quoi il me faut pas grand chose...

 

11) Zu Chtonian, extrait de Carboniferous

Voilà bien une chanson à laquelle je ne comprends strictement rien, mais qui me prend aux tripes. Pas très loin de HEALTH sus-cité, les italiens de Zu font du bruit et le font bien.

 

12) Passion Pit Sleepyhead, extrait de Manners

Il fallait une chanson "pétasse de dance-floor" de mauvais goût dans ce top.... Voix crispante, pop/electro facile, c'est putassier mais terriblement efficace.... Et pis c'est tout, Laissez moi danser!!!

 

 

 

En parler c'est bien, les écouter c'est mieux: Enjoy!

05.10.2009

En quête de preuves

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Tabernacle (comme on dit chez eux)! Cet album est une tuerie!
Quel album? Celui de Clues, quintet fondé à Montréal et signé chez Constellation (assurément label de qualité). Sorti en mai dernier, et sobrement intitulé Clues ce disque est en passe de rester totalement inaperçu, c'est un SCANDALE!
Et pourtant à chaque seconde, la musique que délivre Clues est impressionnante de beauté, de hargne, d'habileté et de prise de risques mélangées. Haarp qui ouvre l'album pose le décor à merveille. Un chant aérien entrecoupé de vagues sonores, puis une guitare coulée, et un final rageur: Clues vous a mis à leurs pieds. C'est à Cold War Kids que j'ai pensé en découvrant l'album: un même sens de la chanson qui tue tout en ne cédant jamais à la facilité et en insufflant une bonne dose d'expirimentations et de sorties des sentiers battus. L'album enchaine ensuite les perles bruitistes ou raffinées (Remember severed heads ou le tubesque Perfect fit). Le groupe s'en va même taquiner (timidement) la langue de Molière sur In The dream, à l'image d'Arcade Fire sur Une année sans lumière, extrait du monumental Funeral.

Ce sont les chansons les plus épiques de l'album qui auront eu raison de mes derniers doutes: Cave Mouth, Crows et surtout le gigantesque Ledmonton, hymnesque à souhait, que je ne cesse de chanter, scander, hurler à tue-tête en sautant partout dans mon modeste appart' tourquennois. Jusqu'à présent Stillness is the Move des Dirty Projectors tenait la corde pour remporter le titre tant convoité de "Chanson de l'année 2009" mais voilà: Ledmonton lui a sucé la roue et l'a sauté à l'approche de la ligne (pour les incultes, cette dernière phrase est une métaphore purement cyclistique)

Enjoy!

 

 

Parce que cette fois j'espère ne pas faire la prochaine note dans 6 mois, je vous dit à bientôt!